Nos propositions :

1 Une Région Grand Est à « énergie positive » en 2050

2 Engager un grand plan de rénovation énergétique et végétalisation des bâtiments, sans hausse de coût pour les particuliers

3 Créer un Fonds d’Investissement Régional pour les énergies renouvelables

4 Créer une Société Publique Locale pour rénover les bâtiments publics

5 Une politique des transports planifiant le futur et portant une grande attention à notre rapport à l’environnement

6 Construire le prochain Schéma Régional de Développement Economique autour d’un axe climatique

7 Favoriser la création et la gestion de parcs énergétiques collaboratifs

8 Faire travailler le Conseil Citoyen sur un grand plan de transition énergétique


Il est temps de décarboner nos activités pour protéger notre climat et notre planète !

La question climatique doit guider l’ensemble des politiques publiques du territoire (départemental ou régional). De cette modification de l’approche politique découle nécessairement une réorganisation des services et une réflexion permanente sur l’implication citoyenne et l’équité sociale des projets engagés. Il ne s’agit pas de mesurer la performance climatique ou l’impact sur la biodiversité à la fin d’un exercice budgétaire, mais de fournir des indicateurs avant la prise de décision et garantir une information totalement transparente des habitant.e.s sur l’engagement de la Région pour le climat et la biodiversité.

Les Régions peuvent aussi intégrer les réseaux internationaux de collectivités pour faire avancer la prise en compte des enjeux climatiques et développer la coopération décentralisée pour aider les régions partenaires à avancer dans la transition écologique et aussi profiter de leur expérience.

Il faut innover pour offrir de vraies solutions :

  • Les activités et les emplois de la transition énergétique sont le potentiel économique d’avenir.
  • Le pétrole et le gaz sont à l’origine du dérèglement climatique, il faudra arrêter d’y recourir (industries, transports et logements).
  • L’énergie nucléaire est une fausse solution puisque les réserves en uranium sont limitées, que la question des déchets ne sera jamais réglée (ex: Soulaines, Bure), et que la dangerosité et le coût des réacteurs vieillissants rendent les fermetures progressives indispensables (Fessenheim dès maintenant, puis Cattenom, Nogent, Chooz).

Des jalons sont en place : le programme Climaxion en Alsace, « Habiter mieux » en Lorraine, l’éolien en Champagne-Ardenne… En misant à grande échelle sur l’efficacité énergétique ainsi que les énergies propres et renouvelables, nous protégerons notre environnement et nous créerons des emplois nombreux, qualifiants, et impossibles à délocaliser.

L’objectif de l’exécutif actuel de la région était d’atteindre 23 % de la consommation finale en production d’énergie renouvelable dès l’année 2020. Cet objectif cache de grosses disparités entre les trois régions d’origine, la région Champagne Ardenne étant leader dans deux productions : l’éolien et les agrocarburants.

Notre région doit continuer à se positionner comme une région leader et innovatrice en matière de décarbonation de la production d’énergie et accélérer la transition vers les énergies renouvelables et les sources diversifiées de production. L’objectif est d’aboutir à une région « énergie positive » d’ici 2050 (produisant plus d’électricité verte qu’elle n’en consomme).

Soutenir les projets citoyens comme  “Aile des Crêtes" dans les Ardennes : 

Depuis 2002, la Communauté de communes des Crêtes Préardennaises œuvre pour une réappropriation de la question énergétique sur son territoire.  Un projet unique de parc éolien est né, avec une dimension citoyenne puisque la société est détenue par des particuliers. L’initiative a aussi une visée symbolique et pédagogique puisqu’il est possible d’acheter des parts du parc à ses enfants. En s'impliquant, la génération actuelle lègue un patrimoine durable en matière d’énergie à la génération future. 

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Contexte régional :

La région Grand Est possède 8 des 54 réacteurs nucléaires français en fonctionnement, répartis sur 3 centrales (Nogent-sur-Seine, Chooz, Cattenom), la centrale de Fessenheim ayant été déconnectée du réseau en Juin 2020. En 2019, la région représentait 21,8 % de la production française d'électricité d'origine nucléaire, en deuxième place derrière la région Auvergne-Rhône-Alpes (22,4 %).

En matière d’énergies renouvelables (EnR), la région se situe à la deuxième place pour l’éolien derrière les Hauts de France avec une et 29% de l’électricité consommée dans la Région est assurée par des énergies dites renouvelables.

La région produit environ 8 600 GWh d’hydro-électricité essentiellement en Alsace, 184 GWh issue de la géothermie. Le bois énergie reste une des premières sources de chaleur dans notre région avec 3,3 Mt/an de bois bûche consommé par les particuliers, 1,65 Mt/an de bois consommé par les chaufferies automatiques (pour 1 233 chaufferies bois). La valorisation des déchets représente 1,3 % de la production d’énergie renouvelable, et la production de biogaz 1,8 %.