Nos propositions :

1 Un contrat de transition avec les agriculteur.trice.s pour une reconversion vers le bio

2 Renforcer et mettre en place des systèmes alimentaires territoriaux

3 Garantir une alimentation locale et de qualité dans les restaurations scolaires et collectives

4 Une agriculture éco-responsable en renfort face à la précarité alimentaire

5 Orienter et accompagner les agriculteur.trice.s vers les pratiques écologiques

6 Valoriser une agriculture qui lutte contre le changement climatique

7 Promouvoir une agriculture qui préserve les espaces et la santé

8 Oeuvrer pour une agriculture, un élevage et une pêche plus respectueux.ses des animaux

9 Aider à l’installation et à la conversion au métier d’agriculteur :

10 Favoriser les circuits courts, la production locale et la diversification des systèmes de production

11 Promouvoir un modèle agricole PAR et POUR les agriculteur.rice.s


Il est temps de transformer le modèle agricole vers une production locale, de qualité, respectueuse de notre santé et de notre environnement !

 

      

 

L’agriculture, un secteur en difficulté dans le Grand Est.

Emplois agricoles en baisse, difficultés économiques, surendettement, petites exploitations menacées, pollution des eaux, scandales sanitaires : le modèle agro-alimentaire intensif arrive à bout de souffle tandis que des modèles alternatifs émergent et doivent être soutenus. La région Grand Est compte 60.000 emplois agricoles, et de nombreux atouts dans ce secteur (avec notamment deux vignobles de réputation mondiale, en Alsace et Champagne), mais 1 agriculteur.trice.s sur 2 va partir en retraite d'ici 10 ans. Si les fermes biologiques sont en augmentation, elles représentent actuellement 8% des fermes du Grand Est. 

La région a des marges de manœuvre !

La Région a la main sur une partie des aides de la PAC (Politique Agricole Commune), et notamment le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) qui concerne les mesures d’implantation, de formation ou de relocalisation par exemple. Actuellement les grand.e.s céréalier.ère.s sont les plus subventionné.e.s, tandis que les petits exploitant.e.s comme les maraîcher.ère.s reçoivent très peu d’aide. Une bonne orientation des fonds du FEADER, complétée avec des aides régionales ciblées, peut pourtant permettre de réduire cette inégalité.

La région peut aussi servir à mettre en relation les petits agriculteur.trice.s, à les former et les faire évoluer vers des pratiques vertueuses pour l’environnement. Elle devra aussi utiliser le levier de commande publique à travers les cantines des lycées et administrations pour promouvoir un modèle agricole local et biologique.

Nos objectifs en matière d’agriculture et d’alimentation :

Nous considérerons le triptyque agriculture, alimentation, santé comme un tout :  nous favoriserons un modèle avec moins de pesticides, plus diversifié et local. Cela implique de préserver une paysannerie familiale et autonome, face à l’industrialisation et de structurer les circuits courts producteurs/consommateurs. Le développement d’une agriculture biologique est une nécessité, avec une gestion durable de l’eau, un entretien du territoire et des paysages et une prise en compte du bien-être animal. Il faudra aussi réduire au maximum la dépendance aux énergies fossiles : si l'on atteignait les 50% de fermes en bio dans le GE, on baisserait les émissions de gaz à effet de serre de 27%.

Cette transition devra bien sûr se faire en respectant et accompagnant les agriculteur.trice.s, ils devront pouvoir vivre de leurs revenus, et retrouver du sens dans leur métier qui est avant tout celui de produire un bien commun.